Lundi 6 juillet 2009 1 06 07 2009 14:53
Cela fait désormais une semaine que je suis rentré de voyage.

Mon périple m’aura mené en Inde, pendant 3 semaines ½ ; Au Népal, pendant 3 semaines ; En Thaïlande, une première fois, pendant 1 mois et 1 semaine (au-delà des 30 jours autorisés du fait du blocage de l’aéroport international de Bangkok) ; Au Japon, pendant 3 semaines ; En Thaïlande une seconde fois, pendant 3 semaines ; Au Vietnam, pendant 10 jours ; En Nouvelle Zélande, pendant 2 mois ; Puis ce fut le passage en Amérique du sud avec 1 mois environ passé en Argentine, entrecoupé de quelques jours au Chili ; puis la Bolivie et le Pérou, pendant 1 mois ; et finalement, le Brésil, pendant 1 mois et une semaine.

Que de chemins parcourus depuis le 22 septembre 2008, date de mon départ !

J’ai l’impression que c’était hier. Le temps passe vite lorsqu’on voyage. Surtout si les déplacements sont réguliers. Ils l’ont été.

 

Finalement, ce n’est pas si difficile de partir « autour du monde ». Internet, entre autres, a beaucoup changé la façon de voyager, et surtout, a facilité la communication entre le voyageur et ses proches.

De plus, je n’ai jamais vraiment été physiquement seul. D’abord parti avec Joëlle, Cécile et David, la rencontre d’autres voyageurs au Népal, en Thaïlande, au Vietnam, en Amérique du sud et l’arrivée d’Isabelle en Nouvelle Zélande pour le reste du voyage, auront rythmé ces 9 mois et quelques jours.

 

Alors ? Que retiens-je de cette expérience ?

Difficile de répondre à cette question. C’est assurément trop tôt.

Il est indéniable que découvrir d’autres pays et d’autres cultures ouvre les yeux. Sur ce que l’on est en tant qu’individu. Sur ce qui est critiquable quant à notre façon de vivre. Sur ce que les autres peuvent nous envier. Sur ce que l’on peut apprécier chez les autres. Mais au-delà de la découverte, je pense que c’est la façon de voyager et donc de découvrir qui catalyse la prise de conscience.

 

Un voyage de 9 mois n’a rien à voir avec 9 voyages d’un mois.

Partir 9 mois (ou plus), c’est être et ne plus avoir. En tout cas, lorsqu’on dispose d’un budget serré.

Et finalement, avoir n’est plus LE BUT ULTIME. Ce qui compte, au final, est de conserver son sac à dos avec son minimum d’affaires et sa Nintendo DS (hein que c’est vrai mon David ?). De toutes façons, tu as beau être tenté, car après tout, la tentation est un luxe auquel nous sommes formatés dés notre plus jeune âge, ta capacité de transport te limite sérieusement.

Vivre avec 5 caleçons, 5 t-shirts, 2 pantalons et 1 sweat devient vivable, et même agréable. La satisfaction ressentie grâce au fait de se contenter du minimum est grande. Le contentement. Un concept qui nous a échappé depuis bien longtemps. Savoir se contenter de peu. Un voyage longue durée t’y contraint. Et ça te remet les idées en place.

 

Et comme tu n’as pas, tu es. Je sais, c’est hautement philosophique ce que je dis là, mais je me comprends. Lorsque tu sors dans la rue avec un t-shirt sale et un pantalon qui ne l’est pas moins, on ne te regarde plus pour ce que tu portes, mais pour ce que tu es (ou que tu semble être). En Inde, on me regardait parce que j’étais « blanc » et non pas parce que j’étais habillé comme un « blanc » (ouaahhh, c'est de la bonne !!!).

Loin d’être persuadé que la relation avec les autochtones ait été facilitée par ce dématérialisme (je garde, malgré tout, un souvenir assez négatif des Indiens), cette démarche aura au moins eu pour effet de décourager les voleurs de sac à dos potentiels…

Bref, vous l’aurez compris : voyager avec le minimum sur soi était un défi personnel important à relever. Mettre de côté, pendant 9 mois, un besoin d’avoir et de paraitre qui nous est imposé par notre environnement. Et je peux vous assurer qu’avec peu, il est tout à fait possible de bien vivre ailleurs. Ailleurs ou la nécessité de posséder ne fait pas partie du plan de vie.

 

Mais alors, me direz-vous, suis-je content d’être rentré ?

Evidemment que je le suis. D’abord parce que je retrouve ma famille. Puis il y aura aussi les retrouvailles avec mes amis dés que possible (parce que pour le moment, je me repose du voyage à Saint Gilles…). Et aussi parce que c’est une nouvelle vie qui commence. J’espère qu’il y aura un véritable après. Je reviens avec de nouvelles envies. De nouveaux objectifs qui trouvent forcément leurs fondements dans cette expérience inoubliable et enrichissante. Et puis, je ne rentre pas seul…

Dans l’immédiat, il va falloir retourner à la dure réalité des choses… Au boulot. Refaire ce que j’ai appris à faire, au moins pour quelques temps.

 

Pour résumer, j’encourage donc tous ceux qui le peuvent, à partir. Partir pendant plusieurs mois. Si possible dans des pays n’ayant pas les mêmes caractéristiques que la France (en mieux ou en pire, à vous de voir). Vous reviendrez probablement différent.  Des différences qui ne seront pas toujours perceptibles par votre entourage, mais que vous, vous ressentirez.

 

Pour terminer ce post qui sera le dernier avant le prochain voyage, donc à échéance indéterminée, j’ai préparé un bilan des pays que j’ai visités, et notamment un classement subjectif de ces pays.

 

Inde 

Pour : Le dépaysement garanti, les couleurs, le lassi « banane », le Taj Mahal, le coût de la vie pour un occidental (370€ pour 3 semaines et ½ sur place ; hors avion)

Contre : Les regards insistants et gênants des indiens, l’inorganisation, les transports, la situation sanitaire, la difficile vision de la pauvreté (mais ça a également un côté positif…), le bruit

 

Népal

Pour : Les paysages grandioses, les Népalais

Contre : Kathmandu (bruyant, pollué, trop touristique)

 

Thaïlande

Pour : La beauté du pays, les Thaïlandais(es), les bienfaits du Boudhisme, les fruits tropicaux, la fête, les îles, les liaisons aériennes de la compagnie airasia (www.airasia.com) partout en Asie, la cuisine

Contre : N’est pas si bon marché que cela

 

Japon 

Pour : L’alliance du modernisme et de la tradition, les Japonais (bien plus agréables que ce que je pensais), les nouilles sobas, pays abordable avec un yen supérieur à 130 pour 1 euro

Contre : Leur politique d’immigration…

 

Vietnam

Pour : Les soupes dans la rue, l’organisation touristique

Contre : Les voyages au Vietnam en hiver (il fait froid et il pleut dans le nord, où je suis allé…)

 

Nouvelle Zélande

Pour : Les grands espaces, les néo-zélandais et leur way of life, la quasi absence de la délinquance, les backpackers, les BBQ, la faune et la flore

Contre : La proximité avec l’Australie (du coup, il y a trop d’australiens), le manque de culture (peu de place est laissé à la culture maorie, pourtant pluri-ancestrale dans ce pays…), l’absence de poisson au menu

 

Argentine

Pour : Salta, la viande, quelques bons vins, le début des Andes

Contre : La xénophobie des Argentins, l’organisation mafieuse du tourisme

 

Chili (trop peu visité pour avoir un avis global)

Pour : Les Chiliens, le vin, la région de San Pedro de Atacama

Contre : ?

 

Bolivie

Pour : Le salar d’Uyuni et Sucre, un grand bol d’air dans l’altiplano, les cours d’espagnol à pas cher

Contre : Les Boliviens, la nourriture, les virus informatiques, les transports, les voleurs

 

Pérou

Pour : Le Machu Pichu, la culture, les Péruviens (notamment les Quechuas), le faible coût de la vie pour les occidentaux, les treks

Contre : L’exploitation touristique marquée, les pistes défoncées vers l’Amazonie

 

Brésil

Pour : Les Brésiliens, l’ambiance festive, l’optimisme, Buzios, le surf et la plongée, la faune du Pantanal et les blagues (méchantes) sur les Argentins

Contre : Niveau de vie élevé, Sao Paulo (trop grand et trop pollué à mon goût)

 


Classement final :


1- Thaïlande

2- Nouvelle Zélande

3- Brésil

4- Pérou

5- Japon

6- Népal

7- Chili

8- Bolivie

9- Inde

10- VietNam

11- Argentine

 

Voili, voilou, c'est fini.

J'espère vous avoir donner du plaisir durant ces neuf mois et envie de voyager différemment (sac au dos, évidemment). De voyager tout simplement.

 

Cyrille

 

 

Par Cyrille
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 07 2009 10:06

Bon bah voilà, toutes les bonnes choses ont une fin : Je suis rentré !
Le temps de digérer le retour et je posterai mon dernier article synonyme de bilan de ce voyage qui aura duré un peu plus de 9 mois.
9 mois, c'est court et long à la fois ; mais il y a forcément un enseignement à retirer de cette si belle expérience, recommendable à chacun de nous.
Donc, à bientôt pour la conclusion de ce chapitre. Le livre n'est pas terminé...

Cyrille

Par Cyrille
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 06 2009 01:45
Et oui, c´est l´hiver à Rio de Janeiro !!!
Les femmes ont abandonné leurs strings pour des tangas, un peu plus chauds, mettant cependant en valeur leurs bum-bum (fessier)...
Désolé fidèles lecteurs. Il faudra se contenter de ces photos ; les "fio dentai", ce sera pour la prochaine fois... en été...

Heureusement, Rio ne se résume pas à la lutte acharnée opposant les différentes formes de sous-vetements féminins adoptés par les brésiliennes ; je me dois également de parler de la fougue dont font preuve les cariocas (habitants de Rio, pour ceux qui ne le savaient pas.. y´a pas de honte, moi, je l´ai appris ici).
Presque de l´exibitionisme. Les Cariocas ont chaud et sont chauds. C´est le moindre que l´on puisse dire.
6-6. Non, ce n´est pas un score de match de football France-Brésil, ce sont mes heures de couchage lors de mon week-end carioca. 6 heures du mat´. Samedi et dimanche matin. Ca faisait bien longtemps.
Ces deux sorties nocturnes m´auront permis de découvrir le Rio qui fait la fete, qui boit, qui danse, qui drague (à fond), qui ne se soucie guère du niveau social de son voisin de table au bar, ou de trottoir dans la rue. Bref, le Rio mythique.
Lapa, quartier central où se concentrent les noctambules, est le quartier historique de Rio, avec ses vieux immeubles tous délabrés et désertés pour cause de bruit et ses laissés-pour-compte, visibles, dormant dans la rue au milieu des fétards.
Par moments, j´ai l´impression de me retrouver dans un film de science fiction, avec ses acteurs torses nus dansant, autour de barils enflammés, sur des rythmes endiablés de Samba. Les bouches du métro fument. Les corps se mélangent. Les esprits s´échauffent. Les regards se croisent. Le Rio nocturne est envoutant. Parfois inquiétant. Mais la présence d´une carioca avec nous apèse nos esprits. Les deux soirées se passeront merveilleusement bien. J´aurai meme fait quelques pas de samba (j´en ai encore mal aux mollets et aux jambes).
Le Rio diurne est plus calme. Le Cristo Redentor vous tend les bras du haut du Corcovado. Les filles d´Ipanema sont bien là, à se trémousser sur la plage. Copacabana voit ses joueurs de foot de plage arriver en fin d´après midi,pour des matchs disputés.Et le Pain de sucre vous convie pour un coucher de soleil magnifique sur la baie de cette ville de 11 millions d´habitants (quand meme...)
Alors, c´est certain. Rio présente des risques. Les autochtones sont les premiers à etre méfiants. Mais du bon sens suffit à profiter des charmes de cette ville sans que rien ne vienne perturber les quelques jours passés ici.
Après le séjour à Buzios, je dois avouer que je craignais le retour dans une aussi grande ville, plus connue pour sa violence et ses favelas (qu´on voit à peine, finalement) que pour ses caipirinhas (spécialité à base de cachaça, alcool brésilien, et de citron vert) à 3 reals... Finalement, je reviendrai... peut-etre pour la coupe du monde de football 2014.

Désormais, c´est dans la région de Salvador de Bahia que je me trouve. Un peu plus au nord du Brésil. Au beau milieu des fetes de la Saint Jean, véritable festival de couleur et de musique. Les rues sont bondées. Ca danse la samba et le foro. Ca picole bien aussi. Je crois que je n´ai jamais vu une telle concentration de gens, meme lors de la fete de la musique à Paris.
L´endroit est aussi réputé pour ses plages de surf et ses "shapers". Je vais donc essayer de me trouver une planche à ramener. Ca va pas etre simple pour le transport jusqu´à Laval city, mais je vais me débrouiller.
A bientot pour la suite des aventures et probablement l´un des derniers posts avant mon retour début juillet.
En attendant, une video et quelques photos de la plongée à Buzios et de Rio.



Et d´autres photos dans l´album...


Par Cyrille - Publié dans : Le Bresil
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 06 2009 03:05
Le Brésil... Quel pays !
Aussi beau et étonnant que déroutant, le Brésil ne laisse pas indifférent.

Avec sa biodiversité, ses plages, les vagues de ses plages, ses villes immenses et surpeuplées, sa musique tellement variée (et ça, c´est plutôt une bonne surprise), ses tele-novelas (je vais y revenir...), ses matchs de foot, ses supporters, ses blagues sur les Argentins (plus méchantes que les nôtres sur les belges, soit-dit en passant), sa chaine de télévision Globo, omniprésente (le TF1 du Brésil, c´est dire...), ses riches, ses pauvres et leurs favelas, ses marques de bière, son drapeau, véritable marque, sa religion (graças a Deus) le métissage de ses habitants (bah oui, quand même), ses caipirinhas, ses caipivodkas (...), ses fio dentai (fil dentaire.. pour string... je vais y revenir, mais dans le prochain post... faudra être là), son portugais chantant différent du portugais du Portugal.... Tout ça, ça fait le Brésil, et j´en oublie.

Il y a du positif et du négatif au Brésil. Le négatif s´observe notamment au restaurant. Tous sont équipés d´un téleviseur, allumé tôt le matin, et pour s´eteindre après la (ou les, devrais-je dire : 16h00, 18h00, 19h00, 21h00...) télé-novelas du moment... O camino das Indias (Le chemin des Indes) détenant actuellement la palme d´or de l´audimat. Ils sont tous devant la télé, boivent du Coca et autres boissons sucrées alimentant le taux de diabète national qui n´a rien à envier au taux de consommation d´anti-dépresseurs en France (c´est dire...), et en s´alimentant principalement de riz et de feijão (haricot noir - arroz feijão = plat national), ce qui contribue également au taux d´obésité national...

A propos d´O camino das Indias, mon étonnement fut grand lorsque j´ai reconnu trois des acteurs principaux, rencontrés sur le tournage d´une scène... à Jaipur, et plus exactement, au fort de Jaipur, en Inde, il y a désormais 8 mois. Etonnant !
Bref, le fait d´avoir vu, de mes yeux vu, les stars brésiliennes du moment me vaut des marques d´attention toutes particulières.


Maya, dans O Camino das Indias

Bref, après les télé-novelas, place aux journaux du soir relatant les diverses attaques de banques, de bus et autres salons de beauté de la journée ; le rappel des différents meurtres commis durant les dernières 24 heures figure également en bonne position.
J´ai quand même vu, à la télé, une attaque à la hache de distributeurs automatiques... 15 hommes dans l´agence dont certains armés jusqu´aux dents, aidés de passants dans la rue. La police est arrivée 20 minutes plus tard. Ils devaient être en train de regarder le spectacle sur leurs écrans de contrôle... Vu ce qu´ils sont payés, ils ne vont pas non plus aller se faire descendre.

Une fois comprise l´idée que pour un Brésilien, ce qui compte, avant tout, c´est sa novela et que l´équipe du Brésil gagne la coupe du monde 2010 en Afrique du sud, vous pouvez "gratter" un peu plus et découvrir des gens charmants, toujours prêts à vous aider (et de l´aide, vous en avez souvent besoin, surtout lorsque vous ne maitrisez pas la langue de Paulo Coelho), et souriants, même quand vous ne voulez pas leur acheter ce qu´ils veulent vous vendre (ça change de la France... On vous dit même "au revoir").

La musique est une culture ici. Siroter une caipirinha en écoutant le dernier Seu Jorge, sur la plage de Buzios, en regardant les Brésiliens jongler á plusieurs (et le ballon reste collé...) : ça le fait bien !
Bon, j´oublie les duos masculins qui sont légion, et pas forcément à mon goût (David et Jonathan font un tabac ici avec "est-ce que tu viens pour les vacances"... ça vous rappelle quelque chose... oui, dans les années 80... et bien ici, c´est le tube du moment...), mais autrement, il faut bien avouer que la musique est superbe, avec des sonorités propres à la musique brésilienne. Ca donne envie de danser, voire même de chanter, mais je ne comprends rien aux paroles, alors j´ai abandonné depuis longtemps.

Voilà, ce sera tout pour le moment. Les fio dentai, ce sera pour le prochain post, je vous le rappelle, alors suivez bien...

Até logo

Briefing avant d´entrer dans l´eau
Ah non, je ne suis pas sur celle-là..
Ca aurait pû être moi...
Pêche traditionnelle au filet, sur la plage de Bombinhas
Buzios... Le St trop´ du Brésil


Par Cyrille - Publié dans : Le Bresil
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 05 2009 02:40

Quelque part, au beau milieu du Pantanal
...
Jaja (le Jacaré) : Hey Noë, arrête ton arche !

Noë (propriétaire de l´arche) : Salut Jaja, mais qu´est-ce que tu fais ici ? C´est pas ta berge !
Jaja : Elle est squattée par les restes d´un touriste francais qui a encore voulu faire le malin en mettant son derrière dans le rio... Un de plus qui n´avait pas vu que c´est bourré de piranhas... Il s´est fait bouffer !
Noë : Ah ah ah, qu´ils sont joueurs ces piranhas !
Jaja : Bon, tu me prends combien pour m´emmener a Bonito ?
Noë : 40 reais
Jaja : Quoi ? 40 reais ? Tu veux ma mort ? Je suis obligé de me taper Tuiuiu et ses blagues vaseuses tout le long du trajet, et tu veux me prendre 40 reais ? C´est du volche !
Noë : Ah mais tu as toujours la posibilité de prendre l´arche publique...
Jaja : Tu plaisantes. Avec les faucons, les cobras et les moustiques hargneux qui rôdent par ici, c´est de moins en moins sûr. La dernière arche s´est faite attaquer en banlieue du Pantanal. Les piranhas sont repartis écaillés. Les toucans déplumés. Et les macaques ont fini "à poils".
Okay, je paie. Mais a ce prix-là, tu me mets dans la loge avec clim. Fait trop chaud en ce moment. Ma dernière peau Hermès ne supporte pas !
...

Sur le bateau.

...
Toutou (le toucan) : Hey Jaja, tu peux pas fermer ta gueule un peu ?
Jaja : Suis désolé. Mais j´ai encore une de ces satanées sang-sues qui est venue se coller sur mon palais. Tu sais bien que c´est le seul moyen que j´ai de m´en débarasser ; que le soleil la crame...
Tuiuiu (le tuiuiu) : ouais ouais, c´est vrai que ca sent "caiman" la marée...
AH AH AH
Jaja : trop drôle Tuiuiu...
           Dites, vous avez des nouvelles de Caipivara ?
Tuiuiu : Il parait qu`il s´est encore pris une porte dans le museau... ca va pas arranger les choses.
Toutou : En tout cas, la fazenda (ferme touristique) qui l´emploie l´a mis en arrêt de travail pour 10 jours.
Tuiuiu : ca lui laisse le temps d´envisager une chirurgie esthétique...
Jaja : Et toujours pas de nouvelles d´annaconda et de jaguar ?
Toutou : Non. D´ailleurs les touristes commencent à se plaindre. Ils viennent tous pour voir ces deux-là et repartent bredouille. Parait que la fréquentation touristique est en forte baisse sur les deux dernières semaines.
Jaja : Y´avait déjà la crise économique mondiale. Si ces deux-là ne réapparaisent pas, on est bon pour aller pointer au zoo de Campo grande, voire de Sao Paulo, dans peu de temps.
Tuiuiu : Il parait qu´ils ont déjà commencé à proposer des reclassements en Inde... payés dix fois moins...
Jaja : Ouais, bah moi, je préfère encore être au chômage technique. Je quitterai pas mon Pantanal !
 

Jaja, le jacaré

Toutou, le toucan (exceptionnel d´en voir à l´état sauvage...)

Tuiuiu, le tuiuiu, symbole du Pantanal

Les cow-boys locaux

Caipivara...

Et pleins d´autres photos de cette superbe région du Brésil, dans l´album "Brésil"
(les filles de Rio en string, c´est pour plus tard...)

Par Cyrille - Publié dans : Le Bresil
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Lundi 25 mai 2009 1 25 05 2009 00:22
La Bolivie, c´est bien. Mais je suis quand meme content d´en sortir !

Post bref.

Ci-dessous les cartes de la suite du parcours en Amerique du Sud (je m´etais arrete a Salta, en Argentine...)


Salta (Argentine) - San Pedro de Atacama (Chili) - Salar d´Uyuni (Bolivie) - Uyuni - Sucre - La Paz - Puno (Perou)


Lac Titicaca - Cusco - Quillabamba - Ivochote (Amazonie peruvienne) - Machu Pichu - Cusco - Arequipa (retrouvailles avec nos amis Eno et Ju / eno-ju-ameriquedusud.blogspot.com) - Puno

Puis Puno - La Paz (Bolivie)
Et le parcours prevu au Bresil...


Effectue (ouf !) : Vol La Paz - Puerto Suarez (Bolivie) puis Corumba (Bresil, ou je suis actuellement)
Prevu : Corumba - Pantanal (pour voir les annacondas, Jacares et piranhas bresiliens,,,) - Campo Grande - Curritiba (Vol) - Florianopolis - Ilha Santa Catarina - Sao Paulo - Rio de Janeiro et sa region - Salvador de Bahia et sa region.

Puis ce sera le retour en France... Debut juillet.


Par Cyrille - Publié dans : La Bolivie
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 05 2009 01:04

Un periple au coeur de l'Amazonie Peruvienne, ca se merite.
Surtout, ce n'est pas reserve a tout le monde.
Je l'aurai appris durant ces derniers jours.
Mais quel voyage !!!

Tout a debute a Cusco. Capitale d'un Empire Inca dechu, cette ville est le disneyland du tourisme peruvien.
Les cars de touristes (dont nous faisons partie) se bousculent pour y deverser leurs masses venues fouler les derniers vestiges de Machu Pichu, pour quelques centaines de dollars, les deux heures sur place.

Ici, tout ce qui se visite et qui presente un interet touristique se paie... au prix fort !
45 dollars U.S. (soit environ 35 euros) pour visiter les quelques ruines alentours. Meme la visite des eglises et cathedrales locales est payante... Un comble !

Ils ont sans doute raison d'en profiter, tant qu'ils peuvent se le permettre. Le site de Machu Pichu est en "sursis". Des etudes recentes montrent que les derniers glissements de terrain ayant touche la region pourraient ne pas epargner la "vache a lait" locale.

Compte tenu du prix exhorbitant de l'acces dit "classique" a Machu Pichu, la decision de prendre le chemin alternatif, plus long, plus fatigant mais moins cher, est vite prise. Et en independant. Sans agence.

Les guides de voyage faisant la promotion de Pongo de Mainique, un coin perdu d'Amazonie peruvienne a deux jours de bus de notre point de depart alternatif pour le Machu Pichu, nous prenons la decision de tenter l'aventure..


JOUR 1 : Cusco - Quillabamba

Depart prevu : 7h00
Depart effectif : 7h45 (oui, tant que le bus n'est pas rempli, il n'y a pas assez de sous pour payer le plein d'essence. Donc, on attend patiemment)
Duree du trajet : 8h00 (dont 5 minutes pour un arret "sanitaire")
Etat de la route : Bonne a mauvaise (et c'est peu dire, j'en tremble encore)
Etat du bus : Amortisseurs a changer dans les plus brefs delais
Qualite des paysages : "deja vus" a "magnifiques". Le passage d'un col a 4300 metres avec vue sur les glaciers, avant de traverser les premices de la jungle est impressionnant.
Ville etape : Pas un gringo a l'horizon. Et la pate des pizzas est a peine decongelee...


JOUR 2 : Quillabamba - Kiteni
Depart prevu : 9h30
Depart effectif : 10h45 (...)
Duree du trajet : 4h30
Etat de la route : Piste avec trous, rigoles, passages de cours d'eau, etc...
Etat du bus : Faut pas trop se plaindre
Qualite des paysages : On suit le rio Urubamba tout le long du trajet. C'est deja la jungle. Et la temperature monte, monte, monte...
Ville etape : Pas un gringo a l'horizon... Et les autochtones qui viennent nous parler sont, majoritairement, bourres. Et je ne vous parle pas de la chambre d'hotel a 5 euros...

Cela ne nous empeche pas d'avoir quelques echanges sympathiques avec des Peruviens particulierement curieux de savoir d'ou nous venons, ou nous allons (ils n'ont pas l'habitude de voir des gringos s'arreter par ici), et ce que nous faisons dans la vie (et ils sont bien surpris d'apprendre qu'en France, nous ne sommes pas tous paysans parce que le Peruvien est majoritairement agriculteur ou travaille dans les cultures de cafe, cacao, coca, the, etc.. Il ne concoit donc pas que tu puisses avoir une fonction differente...)
Je dois avouer que cet arret a ete quelque peu "obligatoire", faute de bus pour Ivochote.

JOUR 3 : Kiteni - Ivochote
Depart prevu : Aucun
Depart effectif : 12h00
Duree du trajet : 2h30
Etat de la route : Mais que fait la D.D.E ?
Etat du bus : 4 roues, un moteur, quelques fauteuils "branlants" a peine fixes sur la tole servant de plancher, et nous voila partis pour un tour de manege... Mieux que Space Mountain.
Qualite des paysages : De la jungle partout. Et le rio dans la vallee. Il fait chaud et poussiereux. Pas de doute, c'est l'Amazonie.
Ville etape : Pas un gringo a l'horizon (decidement). Point de depart en lancha pour Pongo de Mainique. Mais la aussi, pas de depart prevu. Ni de retour d'ailleurs. Ca nous sape le moral. Aucun renseignement fiable. Mais la, on commence a avoir l'habitude.

Couches a 20h00 (sisi, vraiment). Seuls les chiens et les moustiques veillent. Puree, ou ai-je mis l'anti-palu ???

 





JOUR 4 : Ivochote - Pongo de Mainique - Ivochote

                 Ivochote - Quillabamba - Santa Maria
Visite prevue : Pongo de Mainique
Visite effective : Aucune (ARRRGGGGHHHH)
Raisons : La premiere est politique et comprehensible. Les indiens d'Amazonie protestent contre un projet d'oleoduc devant traverser leur territoire. Ils empechent la circulation des lanchas en amont et en aval de Pongo de Mainique. La menace et les risques sont reels puisque ceux-ci n'hesitent pas a faire usage de leurs kalachnikov et autres lance-roquettes... Non je deconne, ils n'ont que des arcs et des fleches... mais ils savent viser apparemment (on nous avait deja prevenus du probleme a Kiteni, mais nous devions le voir par nous-memes avant de renoncer...)
La seconde est tarifaire. Puisqu'il y a un vrai risque, les seuls pilotes de lanchas acceptant de se rendre au Pongo appliquent des tarifs de mercenaires, soit 700 soles (environ 170 euros) l'aller-retour. Avec nos budgets serres, impossible de se le permettre. Et puis il faut bien admettre que les mises en garde ont calme notre ardeur.
Nous renoncons donc. Avec regrets. Les indiens, ce sera donc pour la prochaine fois.
Du coup, nous prenons la route pour Santa Maria, notre point de depart alternatif pour Machu Pichu.
Duree du trajet : 11 heures... J'ai la tete qui fait boum boum.


JOUR 5 : Santa Maria - Santa Teresa - Hydroelectrica - Aguas Calientes (ou Machu Pichu Pueblo)
D'abord 1h00 de taxi pour le premier troncon, digne de la route de la mort bolivienne. On reste bien accorche.
Puis, c'est le depart pour 4h30 de marche vers Aguas Calientes, avec pause almuerzo (dejeuner) a la station de train d'Hydroelectrica.
On ne s'en apercevra que le lendemain, mais notre chemin contourne Machu Pichu qui nous domine, 1.000 metres au dessus de nous.


JOUR 6 : Machu Pichu
Depart matinal a 5h30. Nous ne sommes pas seuls. Environ 500 personnes ont fait le deplacement ce matin pour le lever de soleil sur le site.
Bon bah voila. Nous y sommes. Ca valait le coup. Malgre les 42 dollars debourses pour l'entree sur le site.
C'est beau et ca se passe de commentaires.
Nous serons restes pres de 8 heures sur le site.
J'ai pris "quelques photos"...


Le soir, nous croisons Joelle (de Joelle et Cecile, ndlr debut du voyage) avec une copine a elle, Manue. Atablees a la terasse d'un resto, elles sirrotent calmement une biere en songeant a ce que sera leur visite de Machu Pichu le lendemain. Ca fait bien plaisir de la revoir. Rendez vous est alors pris pour boire un verre a Cusco deux jours plus tard.





JOUR 7 : Aguas Calientes - Santa Maria - Cusco
C'est la fin du periple.
Depart matinal, mais moins que la veille quand meme. A pied jusqu'a Hydroelectrica, nous optons pour le taxi jusqu'a Santa Maria pour nous assurer un bus pour Cusco.
Nous sommes sales. Nos affaires puent. Nous aussi, un peu. Il nous fait hate de revenir a la ville pour prendre une douche.
Nous attendons 3 heures a Santa Maria qu'un mini-van ait de la place a bord. Et hop, c'est parti pour 5 heures de route.

Voila. C'est fatigues que nous sommes arrives a Cusco, apres quelques centaines de kilometres sur piste.
Demain, c'est depart pour Arequipa, derniere escale avant un retour furtif a La Paz.
Car oui, dans une semaine, je serai au BBRRRRRAAAAASSSSSIIIIILLLLLLLLL

 

Pour les photos, c'est dans l'album Perou mis a jour !!!

              
Par Cyrille - Publié dans : Le Pérou
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 05 2009 01:43

Dis, Papa, ils sont comment les Boliviens ?
Pas de reponse

Dis, Papa, ils sont comment les Boliviens ?
Toujours pas de reponse

Dis, Papa, quand est-ce qu'on va en Inde ?
Alors, les Boliviens. Ecoute, ils habitent un pays qui s'appelle la Bolivie et qui se trouve en amerique du sud. Vu qu'ils ont perdu toutes les guerres qu'ils ont lancees contre leurs voisins Chiliens et Peruviens, ils n'ont pas d'acces a la mer, et ne se sont donc pas developpes comme ils auraient du.
Comme leurs ancetres ont ete exploites et massacres par les Espagnols, du 15eme au 20eme siecle, et qu'eux-memes continuent d'etre exploites par les multinationales americaines et europeennes, ils sont pauvres et racistes ; l'un entretenant toujours l'autre.
Comme ils elisent toujours des presidents "tres a gauche" ou "tres a droite", le sentiment nationaliste est bien preserve.
Heureusement, les guides de voyage continuent de faire croire, au monde entier, que la Bolivie est un joli pays qui se visite aisement...
Evidemment, si rien n'a change dans 10 ans, comme je le pense, et que tu souhaites rencontrer des Boliviens, tu le feras en voyage organise. Comme ca, tu n'auras pas affaire aux escrocs qui pullulent dans les lieux touristiques, et a la desorganisation des transports qui gangrenent ce pays.

Mais Papa, il y en a quand meme des sympas, des Boliviens ?
Oui, bien sur. Ils essaient de faire des choses dans leur pays, pour le sortir de la misere.

Mais l'Etat corrompu du camarade Evo, et l'organisation verolee de l'administration les incitent a partir en Argentine, au Chili ou bien encore au Perou.

Et les Peruviens, Papa, ils sont comment les Peruviens ?
Ah... Les Peruviens. Je peux te parler de ceux que j'ai rencontres : Les Quechuas.
C'est facile a retenir, c'est comme chez Decathlon.
Alors les Quechuas, ce sont des descendants des Incas. Pas des tentes ni des polaires, mon fils..
Ils vivent particulierement sur le Lac Titicaca. Pas pipi caca, Titicaca. Le plus haut lac navigable du monde. A 4000 metres d'altitude, environ...
Ce sont des paysans organises en communautes "intelligentes" occupant des iles se trouvant au beau milieu du lac.
Ils vivent en autarcie et pratiquent le troc.
Leurs sourires font ressortir leurs dents blanchies par leur alimentation bien specifique.
La plupart d'entre eux sont vegetariens, et mangent meme les roseaux poussant par ci, par la. Il parait que c'est aussi efficace que du dentifrice.
Ils t'accueillent avec gentillesse, et t'invitent a faire la fiesta en tenue traditionnelle, sur des sons peruviens, en buvant de l'Inca cola...
Leurs maisons sont tres rudimentaires. Mais il y a tout ce qu'il faut pour vivre.
La cuisine se prepare pres du feu de bois et se deguste accompagnee d'un te muña.
Et pour tout te dire, mon fils, quand j'y suis alle, je m'y suis senti tellement bien, que j'y suis reste plus longtemps que prevu. C'est probablement l'un des derniers paradis perdus sur Terre. Il faut esperer que cela reste ainsi.
Et la, tu vois, si tu le veux, tu pourras y aller par toi-meme. Maria et Juan, de la communaute Colquecachi, sur l'ile d'Amantani, t'y attendent, probablement encore, a bras ouverts.


P.S. : Bien que mon discours sur la Bolivie paraisse un brin cynique, je pense ce que j'ecris. Cependant, compte tenu de leur passe de "peuple colonise et sur-exploite", il est facile de pardonner le comportement de certains qui, malgre cela, reste incompatible avec la volonte de developper le tourisme  en Bolivie (et ca aussi, je le pense).

 

Drapeau du Perou





Pour les photos supplementaires, c'est dans l'album photos "Perou" qu'il faut aller.

Par Cyrille - Publié dans : Le Pérou
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Mardi 28 avril 2009 2 28 04 2009 20:56

Chapitre 1 : Salta, la derniere chance...

Voila une ville agreable ou l'on se sent chez soi et bien recu. Il etait temps.
Derniere halte avant le retour furtif au Chili, Salta reserve d'agreables surprises, et donne envie d'y rester... plus longtemps que prevu.
J'y apprecie le vin, les gens, la nourriture, y flaner dans ses rues, sous ses arcades ou encore sur la place centrale qui me rappelle les zocalos mexicains.
Et puis, j'y retrouve Julien et Enora, les bretons rencontres a San Agustin, quelques jours auparavant.
Nous visitons Cachi ensemble. En louant une voiture. La route est magnifique. Une partie de la mythique Ruta 40, joignant la patagonie a l'alaska, passe par la. Magnifique. Sauvage a souhaits.
Ca donne envie de louer un 4x4 pendant des mois pour sillonner ce qui, dans cette region, ressemble davantage a un chemin de terre qu'a une autopista !!!
Comme ces retraites francais, croises a San Agustin, qui depuis 10 ans, parcourent le monde dans leur camping car, immatricule dans la marne...


Chapitre 2 : Chili, le retour !!


San Pedro de Atacama. Bienvenue chez les rout's. Les vrais !
Et ici, ca ne doit pas fumer que des cigarettes en chocolat...
La proximite de la Bolivie attire son lot de narco-fanatiques.
Bref, moi, je suis la pour rejoindre la bolivie via le desert d'Uyuni.
En attendant, je surfe !! Et oui, je surfe sur les dunes de la Valle Muerte, voisine de San Pedro.
J'explore egalement le ciel nocturne grace a ce francais, Pierre, transfuge du CNRS, installe ici avec son epouse chilienne, et qui partage ses connaissances avec qui veut... (payer...)
Une soiree, la tete dans les etoiles. La region est reputee pour la qualite de l'observation astronomique. Ici, nous sommes a 3600 metres d'altitude.

Chapitre 3 : Sur la route d'Uyuni...

Deux jours, deux nuits a San Pedro, et puis s'en vont.
Pour trois jours, deux nuits dans les desert d'Uyuni et sur l'altiplano.
Se succedent lagunas, cerros, geysers et flamands roses.
C'est magnifique.
La journne, il fait bon. La nuit, ca caille serieusement.
Je ressors le collant, les t-shirts techniques, et dors meme avec la polaire. Mais peu importe.
La salar d'uyuni. C'est l'apotheose !!
L'altitude nous donne mal au crane. Nous sommes a plus de 4.000 metres. Des que nous faisons le moindre effort, c'est l'essouflement.
Heureusement, le chauffeur du 4x4 a prevu la coca. Ca detend et facilite la circulation de l'oxygene dans le sang. Ca se mache. Pas terrible comme gout. Et puis, il faut cracher. Pas tres elegant tout ca. Mais ca fait son effet !
Trois jours absolument inoubliables.


Chapitre 4 : Salete de virus informatiques.. et on zappe la visite de mines a Potosi...


Les photos ne sont pas les miennes, mais celles d'Isa, Ju et Eno. J'ai ete victime de virus informatiques. Mes photos sont verolees, donc temporairement perdues. A mort les pirates informatiques et autres petits merdeux passant leur temps a pourrir la vie des autres (j'ai lu qu'en 2006, les virus informatiques avaient coute, a la communaute, 13 milliards de dollars... Incroyable).
Quand aux mines de Potosi, qui au 16eme siecle (c'est a dire pendant la colonisation espagnole) etait la ville la plus riche du monde, nous avons decide de ne pas y aller. Et nous ne le regrettons pas. La vision d'un documentaire d'une heure et demi, sur la vie d'un gamin de 13 ans, mineur depuis 3 ans, nous a definitivement convaincus de l'injustice regnant dans ce pays.
Au passage, nous comprenons mieux pourquoi la Bolivie conserve un sentiment anti-gringos. L'europe doit sa richesse actuelle a l'Argent extrait des mines boliviennes au 16eme siecle. Les 46.000 tonnes sorties du Cerro Rico (montagne dominant Potosi) depuis le debut de son exploitation permettrait de construire une autoroute d'argent entre la Paz et Madrid. Huit millions d'hommes (dont beaucoup d'indiens) y ont laisse leurs vies. Ca fait reflechir.


Pour les photos (essentiellement les 3 jours de 4x4), c'est sur l'album Bolivie !

Par Cyrille - Publié dans : La Bolivie
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 04 2009 23:06
L'Argentine, ses R12, ses 504 et sa Mano Negra !!

Tout ceci n'est pas vraiment lie, mais les argentins aiment les (vieilles) bagnoles (toutes pourries) et la mafia aime les argentins...
Heritage du passe ? Absolument pas ! Meme si les italiens sont nombreux en Argentine, ils n'ont jamais eu le statut de colons...
La mano negra s'est creee d'elle-meme, avec quelques coups de pouce off-shore quand meme.
Alors, etant donne le nombre de  Rinaut R12 et de 504 Pigeot dans les rues, peut on mettre en cause ces deux constructeurs automobiles francais ???
Ces bagnoles ont-elles ete utilisees pour passer la drogue ? des prostituees ? Puis lachement abandonnees en terre sud-americaine...
A ce niveau de mon enquete, il m'est impossible de vous apporter une reponse.
Ce qui est certain, c'est que mafia, R12 et 504 sont bien, tous les trois, presents dans ce pays. Que ce soit a Buenos Aires, ou bien en province, a San Agustin de Valle Fertil par exemple...
Ce bled, situe dans la region quasi-desertique de San Juan, est l'exemple meme de la mainmise des mafieux sur le tourisme.
Les arnaques, memes minimes, dont sont victimes les routards venant s'echouer ici, sur les conseils avises des guides de voyages (Lonely planet, Routard, geoguide, etc...), enervent, agacent, revoltent meme. Le francais est orgueilleux. Je suis orgueilleux. Lorsque je me fais arnaquer, je prends les mesures necessaires pour handicaper les arnaqueurs. Et finalement, le plus efficace reste d'en informer les guides de voyage, et d'en parler sur les forums...

Heureusement, l'Argentine, ce n'est pas seulement ses voitures defraichies et ses opportunistes.
Ce sont egalement des paysages qui me rappellent fortement l'ouest des Etats Unis et le Mexique (a Salta, par exemple).
A comparer aux chiliens, je prefere ces derniers. Plus accueillants. Plus agreables surtout (et c'est un avis partage avec de nombreux autres voyageurs).
Du moins, de ce que j'en ai vu a Santiago et Valparaiso, avant de repasser, une seconde fois, la frontiere par la cordillere des Andes. Peut-etre vais-je regretter de ne pas etre reste davantage dans ce pays long et etroit ? Ce sera pour la prochaine fois... De toute facon, la Patagonie reste a voir...
Je suis desormais a Salta, dans le nord-ouest de l'Argentine. Derniere ville avant le desert d'Atacama (Chili), prochaine etape avant le passage en Bolivie.

De mon passage en Argentine, je retiendrai la bonne bouffe, un pinard correct, les arnaques recurrentes, le nationalisme (ou preference nationale si vous preferez... pas beau, non ca, pas beau du tout), des grands espaces, le show de tango vu a Buenos Aires, le mate, un cout de la vie beaucoup plus eleve qu'annonce dans les guides (les prix ont pris 50 a 100% en deux ans.. et on se plaint de l'inflation en France...) et quelques rencontres sympathiques avec des francais... et quelques argentins...

Vaya con Dios.


Mon idole !!! (toutes les fresques dans l'album Chili ont ete peintes sur les murs de Valparaiso..)

Dans le parc Ischigualasto

Idem

Un lama...

Et plein d'autres photos dans les albums Chili et Argentine..

Ah et puis un petit ajout de derniere minute, parce qu'on se marre bien, meme en Argentine...



Par Cyrille - Publié dans : L'Argentine
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  • : Cyrille
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  • : A 32 ans, envie de voir autre chose, de découvrir d'autres cultures, de quitter, au moins temporairement, mon pays, de réfléchir à l'avenir, d'avoir des idées, d'en donner, de rencontrer et de discuter, etc...

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